Quelle est votre réaction à la condamnation à deux ans de sursis de Jacques Chirac dans l’affaire des emplois fictifs de la ville de Paris?
C'est une décision historique qui marque la reconnaissance d'un système et de ses responsables. C'est aussi un désaveu du parquet, qui avait requis la relaxe, et la démonstration de l'indépendance du tribunal. Celui-ci réaffirme qu'on est encore en République et que personne n'est au-dessus des lois.
Le tribunal correctionnel a, par contre, déclaré irrecevable la constitution de partie civile de votre association. Qu’est-ce que cela signifie?
Le tribunal a voulu dire qu’il n’y avait pas de préjudice direct pour Anticor, qui n'a pas subi un dommage. Mais ce qui importe pour nous aujourd’hui, c’est la reconnaissance du bien-fondé de notre action [l’association a porté, seule, la contradiction face à la défense, ndlr], c’est un AAA pour nous: Anticor remonte un peu la note du système judiciaire français!
Votre rôle face à la justice pourrait-il changer?
Sur ce point, la cour de cassation a ouvert une voie, dans l’affaire des bien-mal acquis, à l’association anticorruption, Transparency International. Il y a donc là une bataille à mener pour que cela soit mainte




