Catherine Ringer en a écrit une chanson rock : «La maternité renaîtra… Attention, il y a danger… Ça dérive vers l’usine à bébés, standardisée, rentabilisée, mais faisons des bébés de qualité.» Face caméra, Arthur H raconte comment sa fille est née aux Lilas, de façon «naturelle»,«sans péridurale». Il plaide pour un accouchement pas trop «impersonnel» ou «machinal». Anémone décrit un avortement «bon enfant, en famille, vite fait, bien fait». Témoignages, parmi d’autres, du profond attachement à la maternité des Lilas (Seine-Saint-Denis), dont l’avenir est menacé.
Depuis que son projet d’agrandissement a été suspendu par l’agence régionale de santé (ARS) d’Ile-de-France, il y a un an, la mobilisation est impressionnante : flash mob, faux accouchements en série sur le parvis de l’hôtel de ville ou concert de soutien, comme demain soir. Il s’agit de «sauver les Lilas» (1), dont les locaux sont devenus vétustes. La mise en conformité, compte tenu des exigences réglementaires, a atteint ses limites. Une réunion décisive convoquée en urgence par l’ARS devrait se tenir ce soir. «Nous espérons enfin un dénouement», confiait hier Marie-Laure Brival, gynécologue obstétricienne, chef de service du centre d’orthogénie. La maternité sauvée ?
«Dans l’eau»
«Je veux que mes enfants naissent aux Lilas.» C’est une pancarte en carton, accrochée à des faux tournesols, dans le hall de la maternité. Plusieurs dames à gros ventre déambulent vers l’accue




