Il n'aura finalement passé qu'une seule nuit en garde à vue. Après trente-deux heures d'interrogatoire, Dominique Strauss-Kahn est ressorti libre, hier soir, de l'ancienne caserne de gendarmerie de Lille (Nord), où il était entendu par les policiers en charge de l'affaire de proxénétisme du Carlton. Il est «parfaitement satisfait d'avoir été entendu dans des conditions de grande sérénité», a déclaré son avocate, Me Frédérique Beaulieu, à la presse.
Mais l'ancien patron du FMI n'est pas sorti d'affaire. Il devrait être convoqué par les juges d'instruction le 28 mars, selon l'AFP, pour être mis en examen des chefs de «complicité de proxénétisme aggravé en bande organisée» et de «recel d'abus de biens sociaux».«Ils ont peut-être voulu éviter de le déférer dans la foulée et de lui faire passer une partie de la nuit dans les cellules du palais de justice de Lille», confiait hier une source proche du dossier.
«La bête». Lors de la garde à vue, les enquêteurs spécialisés dans le délit financier, puis ceux de la brigade de répression du proxénétisme, ont d'abord interrogé DSK. Leur objectif : déterminer s'il savait que les entreprises de ses amis lillois (notamment Fabrice Paszkowski, à la tête d'une boîte de matériel médical à Lens, et David Roquet, patron d'une filiale d'Eiffage) finançaient les parties fines à Paris et Lille, et les voyages à Washington. Et si l'ex-patron du FMI était conscient que les filles présentes




