Menu
Libération

Belles, malgré tout

Réservé aux abonnés

Longtemps considérées comme secondaires, la beauté et la coquetterie osent désormais s’exprimer.

Publié le 28/05/2012 à 19h07

Se maquiller alors que l'on est aveugle ? Avoir des mains manucurées quand on est en fauteuil roulant ? Longtemps considérée comme secondaire, loin de leurs préoccupations «vitales», la beauté est de plus en plus revendiquée par les personnes en situation de handicap. «Pour la majorité des gens, nous sommes hors-norme. Nous ne devrions pas nous intéresser à ces choses futiles mais sous prétexte que je suis invalide, je ne vais pas m'habiller en jogging, ni renoncer au maquillage!», s'agace Ludivine, 28 ans, blogueuse mode en fauteuil roulant. «J'entends souvent des phrases comme "qu'est-ce que tu te maquilles bien pour une handicapée !" Désolée mais beauté et handicap ne sont pas incompatibles !»

Il y a sept ans, Delphine Censier tétraplégique faisait sauter un premier verrou. Elle qui avait passé toute son enfance dans des hôpitaux ou des centres spécialisés, posait en lingerie pour des photos de charme. Montrant ainsi qu’un corps paralysé ou abîmé par la vie peut être beau. L’an dernier, Aimée Mullins et Oscar Pistorius, tous deux amputés au niveau des genoux devenaient égéries pour L’Oréal et Thierry Mugler. En Suisse, une élection de miss et mister handicap est organisée chaque année.

Si ces actions contribuent à faire, lentement, changer le regard de la société, sur le terrain le mouvement est encore naissant. Pour l’instant, il n’existe que quelques initiatives, bien souvent ponctuelles. Qui vont de l’atelier de maquillage, au «conseil en image», en pas

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique