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Libération

Takieddine accuse Van Ruymbeke de «détournement de procédure»

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L'intermédiaire libanais a confessé, dans un entretien à l'AFP, un rôle de facilitateur dans la vente de sous-marins au Pakistan.
Ziad Takieddine à la sortie du Palais de Justice à Paris, le 24 avril 2012 (AFP)
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publié le 15 septembre 2012 à 10h25

Ziad Takieddine a accusé samedi le juge Renaud Van Ruymbeke de «détournement de procédure» en n’enquêtant pas dans le volet financier de l’affaire Karachi, sur l’arrêt des commissions liées au contrat Agosta, signé avec le Pakistan en 1994.

«Il n’y a pas eu de problème d’exécution du contrat tel qu’il a été signé. Le problème serait apparu après l’arrêt des commissions» décidé en 1996 par Jacques Chirac et Dominique de Villepin, a dit M. Takieddine à l’AFP.

«Il n’y a pas eu de problème jusqu’au jour où la France a décidé unilatéralement de ne pas respecter le contrat», a insisté M. Takieddine, qui affirme avoir évoqué devant le juge, en octobre 2011, son propre «rôle dans la préparation du contrat».

L’homme d’affaires a, à plusieurs reprises, accusé M. de Villepin d’avoir détourné les commissions vers d’autres intermédiaires. Mais le juge d’instruction «n’a jamais mené une quelconque enquête dans ce sens», accuse-t-il.

Pour lui, le juge a concentré son enquête exclusivement sur le financement de la campagne présidentielle de 1995 d’Edouard Balladur, mais «négligé» les responsables qui ont décidé de l’arrêt des commissions, en premier lieu, selon lui, Dominique de Villepin, alors secrétaire général de l’Elysée.

Au moment de l’attentat de Karachi le 8 mai 2002, huit mois après les attentats du 11-Septembre, «la DCN savait mieux que quiconque que le contrat se déroulait très mal», a estimé M. Takieddine, qui accuse la société d’armement et l’Etat français d’avoir «mis en danger» la