Le président du club de football d’Ajaccio (L1), Alain Orsoni, s’est insurgé vendredi après que le ministre de l’Intérieur Manuel Valls l’a invité à parler s’il savait des choses sur l’assassinat du dirigeant de la CCI Jacques Nacer, estimant être désigné comme «une cible».
«On est en train de me condamner à mort !», a déclaré Alain Orsoni sur France Inter, accusant les médias de rappeler sa proximité avec Jacques Nacer, qui était aussi secrétaire général de l’ACA, et avec l’avocat Antoine Sollacaro, assassiné le 16 octobre, qui était aussi son défenseur et le conseil du club. L’ancien dirigeant nationaliste, mis en examen dans un dossier criminel, a qualifié d’«ahurissante» une déclaration à RTL du ministre de l’Intérieur Manuel Valls, selon lequel «si M. Orsoni sait des choses, alors qu’il parle».
«Je ne sais rien sur la mort de Jacques Nacer, pas plus que sur celle d’Antoine Sollacaro. On est en train de me mettre une cible sur le dos en me programmant comme la prochaine victime. On raconte n’importe quoi. On est dans le fantasme», a encore affirmé Alain Orsoni aux médias. S’estimant «particulièrement mis en danger par cette campagne de presse infamante», il a annoncé qu’il envisageait de quitter la direction de l’Athletic Club Ajaccio (ACA).
Il a ajouté qu’il n’avait pas demandé de protection policière, qui lui serait accordée selon Manuel Valls, mais qu’il envisageait aussi de quitter la France. La «camp




