Menu
Libération
Article + infographie

Alain Orsoni estime être désigné comme «cible»

Réservé aux abonnés

Le président du club de football d'Ajaccio déplore que la presse relève que plusieurs de ses proches ont été tués ces dernières années et s'étonne des propos du ministre de l'Intérieur Manuel Valls.

L'ancien dirigeant nationaliste corse Alain Orsoni, le 7 mars 2012 à Ajaccio (Photo Pascal Pochard-Casabianca. AFP)
Par
Publié le 16/11/2012 à 9h40, mis à jour le 16/11/2012 à 13h22

Le président du club de football d’Ajaccio (L1), Alain Orsoni, s’est insurgé vendredi après que le ministre de l’Intérieur Manuel Valls l’a invité à parler s’il savait des choses sur l’assassinat du dirigeant de la CCI Jacques Nacer, estimant être désigné comme «une cible».

«On est en train de me condamner à mort !», a déclaré Alain Orsoni sur France Inter, accusant les médias de rappeler sa proximité avec Jacques Nacer, qui était aussi secrétaire général de l’ACA, et avec l’avocat Antoine Sollacaro, assassiné le 16 octobre, qui était aussi son défenseur et le conseil du club. L’ancien dirigeant nationaliste, mis en examen dans un dossier criminel, a qualifié d’«ahurissante» une déclaration à RTL du ministre de l’Intérieur Manuel Valls, selon lequel «si M. Orsoni sait des choses, alors qu’il parle».

«Je ne sais rien sur la mort de Jacques Nacer, pas plus que sur celle d’Antoine Sollacaro. On est en train de me mettre une cible sur le dos en me programmant comme la prochaine victime. On raconte n’importe quoi. On est dans le fantasme», a encore affirmé Alain Orsoni aux médias. S’estimant «particulièrement mis en danger par cette campagne de presse infamante», il a annoncé qu’il envisageait de quitter la direction de l’Athletic Club Ajaccio (ACA).

Il a ajouté qu’il n’avait pas demandé de protection policière, qui lui serait accordée selon Manuel Valls, mais qu’il envisageait aussi de quitter la France. La «camp

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique