C’est reparti pour un tour : Sciences Po a lancé ce jeudi une nouvelle procédure de désignation du successeur de Richard Descoings. Avec l’espoir que cette fois elle aboutisse, d’ici la fin mars. Le dispositif proposé se veut plus transparent et plus ouvert. Reste à savoir si cela suffira à apaiser les tensions sur fond de crise interne.
La première procédure avait été un échec retentissant. Opaque, elle avait été très vite entachée de soupçons. Elle s'était en outre déroulée au milieu de révélations sur les dérives de la gestion Descoings épinglée par la Cour des comptes. Au final, l’Etat avait refusé d’entériner la désignation d’Hervé Crès, l’ancien bras droit de Descoings et le favori initial des dirigeants de Sciences Po.
Pour sortir de l’impasse, la ministre de l’Enseignement supérieur Geneviève Fioraso a alors nommé le conseiller d’Etat Jean Gaeremynck administrateur provisoire de Sciences Po, avec la mission de mettre en place une nouvelle procédure de succession, de la faire aboutir et de pacifier la maison.
Dans un communiqué diffusé ce jeudi, Sciences Po lance un appel à candidatures. Les postulants ont jusqu’au 31 janvier pour déposer leur CV et une note présentant leur motivation et leur projet pour Sciences Po.
Le profil recherché est à peu près le même que dans la procédure lan




