Menu
Libération
Des pistes contre la récidive (2/4)

Entre victimes et délinquants, la parole est-elle possible?

Réservé aux abonnés

«Libération» décrypte cette semaine quatre propositions qui seront sur la table jeudi lors de la «Conférence de consensus». Aujourd'hui, la justice réparatrice.

La balance et les glaives de la justice sur la façade d'un tribunal en France (Photo Philippe Huguen. AFP)
Publié le 12/02/2013 à 15h59

Et si on abolissait les peines de prison de quelques mois? Si on encourageait délinquants et victimes à se parler? Si on inventait une nouvelle sanction, destinée à devenir la peine de référence à la place de l’incarcération? A la demande de la ministre de la Justice, Christiane Taubira, des spécialistes planchent depuis septembre sur les moyens d’amener les délinquants à changer de voie – un brainstorming pompeusement appelé «Conférence de consensus sur la prévention de la récidive».

Jeudi et vendredi, ces travaux seront présentées et un jury y piochera des orientations que la garde des Sceaux s'est engagé à suivre. Chaque jour jusqu'à jeudi, Libération présente une de ces idées novatrices. Aujourd'hui, la justice réparatrice.

La justice réparatrice, qu’est-ce que c’est?

La justice restaurative (l'autre nom de la justice réparatrice) repose sur un principe simple: la victime et l'auteur du délit doivent tous deux participer à la réparation du préjudice commis. Ce qui doit permettre à la première de se faire entendre et de reprendre son destin en main - un rôle que remplit rarement le procès - et au délinquant de faire face à la conséquence de ses actes. En justice restaurative, il est beaucoup question de la «souffrance» de la victime et de sa «guérison». De «réconciliation» entr

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique