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Interview

«On met les bacheliers du professionnel dans une case»

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Alors que la loi Fioraso est votée ce mardi, la sociologue Sophie Orange se montre sceptique sur l'une des orientations proposées : la mise en place de quotas dans les cycles courts (STS, IUT) en faveur des bacheliers pro.

Une classe en juin 2012 (Photo Fred Dufour. AFP)
Publié le 28/05/2013 à 11h29

La ministre de l'Enseignement supérieur, Geneviève Fioraso, entend lutter contre l'échec à l'université. Pour atteindre cet objectif, elle propose de simplifier les cursus, de mettre en place une spécialisation plus progressive des études, mais aussi, d'éloigner les bacheliers professionnels et technologiques de l'université, en les orientant vers des formations jugées plus adaptées. L'Assemblée nationale vote cet après-midi sur ce projet de loi - avant son examen par le Sénat mi-juin - qui recommande notamment de mettre en place des quotas de places réservées aux élèves du technique et du professionnel, dans les classes d'IUT (qui délivrent un DUT, dilpôme universitaire de technologie) et de STS (qui aboutit au BTS, brevet de technicien supérieur).

Dans son livre, L'autre enseignement supérieur : les BTS et la gestion des aspirations scolaires, paru en avril 2013 (PUF), Sophie Orange, sociologue et maître de conférence à l'université de Nantes, s'interroge sur l'effet stigmatisant d'un système d'enseignement supérieur compartimenté.

Que pensez-vous du système de quotas proposé par la ministre?

L’idée de prévoir des quotas pose problème

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