La ministre de l'Enseignement supérieur, Geneviève Fioraso, entend lutter contre l'échec à l'université. Pour atteindre cet objectif, elle propose de simplifier les cursus, de mettre en place une spécialisation plus progressive des études, mais aussi, d'éloigner les bacheliers professionnels et technologiques de l'université, en les orientant vers des formations jugées plus adaptées. L'Assemblée nationale vote cet après-midi sur ce projet de loi - avant son examen par le Sénat mi-juin - qui recommande notamment de mettre en place des quotas de places réservées aux élèves du technique et du professionnel, dans les classes d'IUT (qui délivrent un DUT, dilpôme universitaire de technologie) et de STS (qui aboutit au BTS, brevet de technicien supérieur).
Dans son livre, L'autre enseignement supérieur : les BTS et la gestion des aspirations scolaires, paru en avril 2013 (PUF), Sophie Orange, sociologue et maître de conférence à l'université de Nantes, s'interroge sur l'effet stigmatisant d'un système d'enseignement supérieur compartimenté.
A lire aussi notre décryptage : Enseignement pro : Peillon et Fioraso veulent rétablir le flux vers le supérieur
Que pensez-vous du système de quotas proposé par la ministre?
L’idée de prévoir des quotas pose problème




