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reportage

«Le mercredi cassait le rythme»

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D’Arras à Quiberon, voyage dans la France de la semaine de quatre jours et demi.

Un établissement classé en ZEP, à Arras. (Photo Aimée Thirion)
ParCatherine Coroller
correspondante à Lyon
Stéphanie Maurice
correspondante à Lille
Véronique Soulé
Anne-Claire Genthialon
Anna Lecerf
Publié le 02/09/2013 à 23h36, mis à jour le 04/09/2013 à 12h39

Les 4000 communes qui vont adopter la semaine des quatre jours et demi dès la rentrée ont passé une partie de l’été à peaufiner leurs dispositifs. Chacune a fait au mieux en fonction de ses contraintes - état des finances, nombre d’animateurs disponibles, d’associations, etc. Entre ceux qui rallongent la matinée de cours et coupent l’après-midi, ceux qui raccourcissent la pause du midi et les autres qui commencent plus tôt, cela donne une kyrielle d’organisations illisibles mais qui, si elles fonctionnent, pourraient être un plus pour les élèves.

Paris : «Pour les maternelles, on propose 16 ateliers»

Paris, haut lieu de la contestation enseignante contre la réforme, est la seule très grande ville à abandonner les quatre jours dès cette année. A six mois de municipales cruciales, le maire PS Bertrand Delanoë peut difficilement se permettre un échec au risque de mettre sa dauphine, Anne Hidalgo, en difficulté. Jusqu’au dernier moment, ses services ont travaillé d’arrache-pied pour que tout soit prêt le jour J. Les syndicats qui avaient conduit la contestation, comme le SNUipp (le principal du primaire), n’ont en outre pas désarmé. S’ils reconnaissent des gestes, ils ont averti qu’ils suivraient de près la mise en place de la réforme. Et dénonceraient les ratés.

Dès cette semaine, les écoliers parisiens vont finir à 15 heures le mardi et le vendredi. Ils auront alors le choix entre des activités, gratuites et facultatives, jusqu'à 16 h 30, qui auront lieu dans l'école - le préau, la cour, les salles de classe - et parfois en dehors -

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