Quand C., 23 ans, s'est fait tirer dessus hier matin dans le hall d'accueil de Libé, il mettait les pieds dans notre journal pour la seconde fois seulement. Photographe-assistant, le jeune homme était en train de transporter du matériel pour une prise de vue photo prévue dans un studio du quatrième étage, sur le thème des cadeaux de Noël et à paraître dans notre magazine Next. Il avait remplacé sur le pouce l'assistant régulier du photographe Laurent Bochet, indisponible. «Je l'ai rencontré la semaine dernière, quand on est venu faire des repérages ici pour préparer la séance, mais c'est tout», explique le photographe, qui se trouvait dans le studio au moment des tirs et n'a rien entendu.
C., lui, débute à peine dans le métier. Depuis son arrivée à Paris, il y a un an, après des études aux Beaux-Arts à Toulon, d'où il est originaire, il est en train de se faire une place dans le petit monde concurrentiel et convoité de la photographie de mode. Comme beaucoup, il a donc débuté en tant qu'assistant. Un boulot de plateaux qui consiste aussi bien à régler les lumières en fonction du brief du photographe qu'à faire en sorte que tout se déroule parfaitement d'un point de vue technique pendant la séance. Une façon, aussi, de se constituer un carnet d'adresse pour devenir progressivement premier assistant, puis photographe. Sur des «shootings», il est un collaborateur régulier du studio le Petit Oiseau va sortir. «On l'a d'abord pris en stage t




