Un petit immeuble de briques dans un secteur résidentiel de Courbevoie (Hauts-de-Seine) que les enquêteurs de la brigade criminelle ont fouillé hier de caves en combles. De là, on aperçoit les tours vitrées du quartier d'affaires de La Défense, accessibles à quelques minutes à pied, où Abdelhakim Dekhar a tiré ses derniers coups de fusil, lundi. L'homme qui a ouvert le feu à Libération était hébergé ici depuis le mois de juillet. Il avait annoncé vouloir rester un mois, mais n'était finalement pas reparti. Selon le procureur François Molins, le «logeur» qui a permis son interpellation (lire ci-contre) l'a rencontré en 2000 à Londres. Il l'aurait hébergé ensuite à Courbevoie à plusieurs reprises, de façon ponctuelle. Une femme dont les parents habitent l'immeuble depuis 1964 prétend qu'elle l'a vu traîner dans le quartier «depuis des années» et plus récemment la semaine dernière. «Comme d'habitude, il lisait le journal dans le square à côté, assis sur un banc.» Le Parisien, croit-elle. Le «logeur» est beaucoup plus jeune que lui et a un parcours à mille lieues du marginal Dekhar. Agé de 32 ans, cadre dans la finance, il semblait mener une vie sans histoire, racontent en tout cas ses voisins.
C'est lui qui, mercredi, pris de «doutes», est allé signaler Abdelhakim Dekhar au commissariat de Courbevoie. Il a indiqué aux enquêteurs où ils pourraient le trouver. A 3 kilomètres de là, dans un parking public sous-




