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Récit

D’un hôtel à l’autre, la dernière dérive d’Abdelhakim Dekhar

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Tandis que le présumé tireur de «Libération» se retranche derrière le silence, les enquêteurs tentent de reconstituer son parcours avant son arrestation.

Des policiers à l'entrée du parking où un suspect a été arrêté dans le cadre de l'affaire du tireur parisien, le 20 novembre 2013 à Paris. (Photo Kenzo Tribouillard. AFP)
Publié le 24/11/2013 à 20h56

A défaut d'avoir pu obtenir des explications d'Abdelhakim Dekhar, 48 ans, mis en examen par le juge Quentin Dandois pour trois «tentatives d'assassinat» - à BFM TV, Libération, et à la Société générale - et pour «enlèvement et séquestration» d'un automobiliste de Puteaux (Hauts-de-Seine), la brigade criminelle reconstitue son périple durant ces six jours d'action armée, jusqu'à sa tentative de suicide et son arrestation le 20 novembre à 19 heures dans un parking de Bois-Colombes.

«Bourré». Entre l'intrusionarme au poing dans les locaux de BFM TV (Paris XVe), à 7 heures le 15 novembre, et la fusillade à Libération (Paris IIIe), à 10 h 12 le 18 novembre, qui lui sont reprochés, Abdelhakim Dekhar a séjourné tout le week-end à l'hôtel du Cygne, dans le quartier des Halles, dans le Ier arrondissement. Trois nuits, à 122 euros la chambre, passées, souligne un enquêteur, à «picoler», si bien que, «bourré», il a «fait le con puis s'est fait virer». C'est pourquoi lorsque le suspect «frôle» Isabelle, du service photo de Libération, à 10 heures lundi dans le passage Vendôme qui débouche sur la rue Béranger, où siège le journal, elle a «l'impression d'un mec un lendemain de cuite», «hagard» (Libération du 19 novembre).

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