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Analyse

Jour clé dans les agendas

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La Cour de cassation doit valider ou annuler la saisie des carnets de l’ex-président, avec de lourdes conséquences sur les affaires Bettencourt et Tapie.

Nicolas Sarkozy, lundi, à Nice. (Photo Valery Hache. AFP)
ParYann Philippin
(avec V.L.)
Publié le 09/03/2014 à 21h36

C'est une décision cruciale pour l'avenir judiciaire de Nicolas Sarkozy. La chambre criminelle de la Cour de cassation va rendre, mardi, son arrêt sur deux aspects de l'affaire Liliane Bettencourt. D'abord, la Cour validera (ou non) l'enquête des juges bordelais sur les «abus de faiblesse» commis au détriment de la milliardaire. Elle se prononcera en même temps sur la validité de la saisie, lors d'une perquisition à son bureau et à son domicile, des agendas de Sarkozy. Ils avaient permis aux juges de mettre au jour les rendez-vous de l'ancien chef de l'Etat avec Liliane Bettencourt et son gestionnaire de fortune Patrice de Maistre, sur fond de financement par la milliardaire de sa campagne de 2007.

Le maintien du recours en cassation de Nicolas Sarkozy pose question. Pourquoi s'acharne-t-il à demander le retrait de ses agendas de la procédure Bettencourt, alors même qu'il a bénéficié d'un non-lieu ? A en croire son avocat, Thierry Herzog, ce serait seulement une «question de principe» : puisque l'article 67 de la Constitution stipule que le chef de l'Etat ne peut pas être poursuivi pour les actes commis dans l'exercice de ses fonctions, l'immunité présidentielle doit être étendue aux objets attachés à la fonction.

Copies. Dans les milieux judiciaires, cette explication fait sourire. «Le véritable enjeu, c'est de créer un coupe-circuit entre Sarkozy et le dossier Tapie, afin de fragiliser la dimension politique de cett

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