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Décryptage

Ecoutes judiciaires : le flou et les contre-vérités de Sarkozy

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Dans une tribune publiée vendredi dans «le Figaro», l’ancien chef de l’Etat se pose en victime des magistrats. Quitte à aller un peu vite en besogne.

Nicolas Sarkozy le 28 février 2014 à Berlin. (Photo Clemens Bilan. AFP)
Publié le 21/03/2014 à 20h46, mis à jour le 22/03/2014 à 17h01

Après la violente charge de Nicolas Sarkozy contre les magistrats, publiée vendredi dans le Figaro, l'Association professionnelle des juges d'instruction a préféré ne pas s'exprimer. L'Union syndicale de la magistrature a sobrement rappelé «que la justice ne se rend pas dans les médias et que la contestation d'une décision passe par l'exercice normal des voies de recours». Une magistrate résume : «La tribune est très clairement faite pour que nous réagissions. Quoi qu'on dise, il appellera le peuple à la rescousse : "Au secours tous les juges sont contre moi."»

Mieux vaut donc répondre à l’ancien président de la République sur le fond, décrypter chacune des affirmations de sa tribune.

«Qui aurait pu imaginer que dans la France de 2014 le droit au respect de la vie privée serait bafoué par des écoutes téléphoniques ?»

Libération. Les écoutes sont légales. Nicolas Sarkozy entretient un flou entre les interceptions judiciaires, menées par un juge et encadrées par la loi, dont il a été l'objet, et les écoutes illégales, comme celles «de l'Elysée», dans les années 80. On peut très bien estimer que ces interceptions, qui ont explosé ces dernières années (35 000 en 2012), mériteraient un cadre plus strict. Ou penser que hu

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