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Récit

«Il faut remettre la réinsertion au cœur de la procédure pénale»

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Le collectif «Liberté, égalité, justice», qui rassemble plusieurs organisations du milieu judiciaire, espère que le gouvernement défendra une réforme pénale ambitieuse face à la vision sécuritaire de la droite.

La ministre de la Justice, Christine Taubira, le 4 octobre 2013 à Paris. (Photo Joël Saget. AFP)
Publié le 02/06/2014 à 16h22, mis à jour le 03/06/2014 à 8h05

Balayer contrevérités et idées reçues. A la veille de l'examen à l'Assemblée nationale du projet de réforme pénale, le collectif «Liberté, égalité, justice» (Clej) tenait une conférence de presse ce lundi, avec un double objectif : «Faire en sorte que l'opinion publique ne se fasse pas enfumer par de faux arguments et peser sur les parlementaires de la majorité», résume Jacques Montacié, secrétaire général de la Ligue des droits de l'Homme. Créé en 2008 pour lutter contre «la régression sécuritaire» des années Sarkozy, réactivé l'an passé face aux atermoiements de la majorité socialiste à mener une «réforme pénale audacieuse», le Clej (1) sait que les prochains jours seront décisifs.

Les parlementaires oseront-ils inverser la tendance des dix dernières années, en l'occurrence «l'aggravation du régime pénal et une plus grande carcéralité» ? «Il faut que la réforme portée par Christiane Taubira aille le plus loin possible et remette au cœur des procédures l'exigence de réinsertion», espère Jacques Montacié. La partie est loin d'être gagnée. La droite, derrière son orateur Georges Fenech, a déjà commencé à fourbir ses armes. «Angélique», «laxiste»

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