Ouverte le 26 février dernier, l’information judiciaire visant Nicolas Sarkozy et son avocat Thierry Herzog se fonde principalement sur des écoutes judiciaires.
Le 11 janvier, Thierry Herzog achète deux téléphones à Nice, espérant ainsi déjouer la surveillance des policiers. Durant près de trois mois, les deux hommes vont converser sur cette ligne secrète. Ils évoquent notamment le haut magistrat Gilbert Azibert («Gilbert» dans les écoutes) qui les renseigne sur une procédure judiciaire en cours et espère un poste à Monaco en échange de ses services. Voici certains extraits de retranscriptions d’écoutes versées à la procédure.
30 janvier
Quand Gilbert Azibert se targue d’avoir eu accès à l’avis confidentiel du rapporteur de la Cour de cassation.
Thierry Herzog : «Bon, alors, j’ai eu Gilbert ce matin.
Nicolas Sarkozy : Hummm hummm...
TH : Il a eu accès à l’avis qui ne sera jamais publié du rapporteur destiné à ses collègues, euh… et que cet avis conclut que pour toi, à la cassation… au retrait de toutes les mentions relatives à tes agendas. Tu sais que là, c’est du boulot.
NS : Que là c’est du quoi ?
TH : Ce sera du boulot pour ces bâtards de Bordeaux.»
1er février
Nicolas Sarkozy et Thierry Herzog évoquent une autre source bien informée sur la procédure à la Cour de cassation.
Nicolas Sarkozy : «J’ai vu notre ami… qui a une femme un peu compliquée.
Thierry Herzog : Oui.
NS : Qui m’a confirmé que… euh… là-bas ça se passait très bien. Des deux points de vue.
TH : Oui.
NS : Il




