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Bébés Erasmus, pipeau des unions européennes

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Intox. La Commission a largement extrapolé ses chiffres sur le programme d’échange universitaire.

Romain Duris dans «Casse-tête chinois», le troisième opus de la trilogie de Cédric Klapisch sur Erasmus. (Photo Studio Canal)
ParMarie Piquemal
Noémie Destelle
Publié le 26/09/2014 à 19h46, mis à jour le 27/09/2014 à 9h25

Un million de bébés nés grâce à Erasmus… Cette information-mignonne-tout-plein a été publiée en début de semaine par la Commission européenne. Relayée par tous les médias, elle a été adorée par les lecteurs, c’est l’un des articles les plus partagés cette semaine sur le site de Libé. Un coup de pub énorme pour le programme d’échange universitaire européen, créé en 1987, qui a bénéficié à 2,5 millions d’étudiants et souvent présenté comme l’une des plus grandes réussites de l’Union européenne. Enthousiaste, la Commission remet le paquet, en lançant lundi Erasmus +, s’adressant non plus aux seuls étudiants, mais aussi aux apprentis et aux enseignants. En France, plus de 500 000 personnes devraient bénéficier de bourses pour financer leur échange d’ici à 2020.

Pipeau. C’est dans ce contexte qu’a été publiée une étude d’impact vantant les effets bénéfiques du programme à tous les niveaux. Sur l’emploi d’abord : «Avec une expérience internationale, les diplômés risquent deux fois moins de devenir chômeurs de longue durée que ceux qui n’ont pas étudié ni suivi de formation à l’étranger.»

Et sur la sphère personnelle. Erasmus «procure les liens sociaux», nous dit-on : 1 million de bébés, vous vous rendez compte ! On imagine ces couples heureux racontant à leur enfant leur belle rencontre dans une auberge espagnole à la Klapisch, avec, en fond, du Bob Marley à la guitare… Au risque de casser l’ambiance, le «million de bébés»

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