Menu
Libération
Décryptage

Les enfants de chômeurs peuvent-ils être privés de cantine?

Réservé aux abonnés

A l'instar de plusieurs communes, le maire FN de Mantes-la-Ville envisage de réserver l'accès du réfectoire aux enfants dont les deux parents travaillent.

Des élèves du collège de la Chataigneraie déjeunent à la cantine, le 20 Juin 2011 à Autun. (Photo Jeff Pachoud. AFP)
Publié le 10/12/2014 à 19h00

«Restreindre l'accès à la cantine aux enfants dont les parents ne travaillent pas.» Voilà ce qu'envisage de mettre en place Cyril Nauth, maire FN de Mantes-la-Ville (Yvelines) pour la rentrée prochaine. Il a dit réfléchir à cette mesure lors d'un conseil municipal début décembre, relayé par le Parisien ce lundi. Le but affiché: faire des économies. Une annonce polémique alors que plusieurs mairies frontistes sont accusées de s'en prendre aux familles les plus modestes. Et un phénomène qui revient régulièrement dans l'actualité, plusieurs communes favorisant les enfants dont les deux parents travaillent. En 2011, le quotidien L'Humanité en avait recensé au moins 70, même si personne n'a depuis établi de liste exhaustive. Mais c'est écrit noir sur blanc dans le règlement de certaines cantines scolaires. A Fuveau par exemple, dans les Bouches-du-Rhône, les élèves dont les deux parents sont au chômage sont interdits de cantine, «mais ils peuvent avoir une dérogation» et si l'un des deux parents travaille, «l'inscription peut se faire pour un jour par semaine». Illégal ou simplement injuste? Décryptage.

Quelles sont les raisons invoquées par les mairies ?

La plupart des édil

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique