Menu
Libération

Journée spéciale sur France Culture

Publié le 10/03/2015 à 17h56

Le mot a été scandé dans les manifestations, au lendemain des attentats de janvier. Il a rejailli dans le discours politique. «La République était encagée dans un coin de l'espace politique. En un claquement de doigts, en une rafale de mitraillette plutôt, elle est redevenue un mot partagé, discuté», dit Emmanuel Laurentin, qui anime la Fabrique de l'histoire sur France Culture. Deux mois après les attentats, le livre Histoire d'une République fragile (1905-2015) : comment en sommes-nous arrivés là ? réunit quinze interventions d'historiens, politologues ou sociologues passés au micro de la Fabrique de l'histoire lors d'une semaine spéciale organisée par la radio publique quelques jours après les événements. «Il y a aujourd'hui une nostalgie de la IIIRépublique, note Laurentin. Mais la République que nous présentons dans ce livre n'est pas une figure de vitrail. Elle est vivante, donc imparfaite.» Carole Reynaud-Paligot rappelle ainsi que ce régime a partie liée avec l'élaboration d'une hiérarchisation des races. Benjamin Stora souligne l'amnésie autour de la question algérienne, quand Emile Chabal parle de l'angoisse postcoloniale de la France des années 80 (lire ci-contre).S.F.

Journée spéciale ce mercredi 11 mars sur France Culture : «Deux mois après les attentats, trois ans après l’affaire Merah, où en est la République ?»

Dans la même rubrique