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Recherche reprise, désespérément...

Les taux bas et des prix à la baisse indiquent un «frémissement» qui peine à se concrétiser.

Publié le 06/04/2015 à 18h06

Baisse «du volume des ventes», mais aussi «accélération de la baisse des prix» : la dernière note de conjoncture de la chambre des notaires d'Ile-de-France publiée fin mars est sans équivoque sur l'état de convalescence du marché de l'immobilier. Même en région parisienne, où la demande de logement est soutenue par un solde démographique positif et un volume de constructions en deçà des besoins, la pierre est en crise.

Seulement 29 240 logements ont été vendus en trois mois, de novembre 2014 à janvier 2015 (derniers chiffres connus), soit 9% de moins que pour la période équivalente un an plus tôt, déjà marquée par une baisse du nombre de transactions. «Les volumes de ventes de logements anciens restent médiocres et orientés à la baisse, constate la chambre des notaires. Les mois se suivent et se ressemblent. […] D'après les premiers indicateurs, les perspectives pour février ne sont guère encourageantes.»

Un constat de conjoncture immobilière globalement déprimée que nuance la Fédération nationale de l'immobilier (Fnaim), un syndicat professionnel qui compte près de 14 000 agences adhérentes. «Nos remontées de terrain, font état, un peu partout en France, d'un léger regain d'activité. Cela ne se traduit pas encore forcément par un accroissement des ventes, mais il y a plus de gens qui prospectent, qui poussent les portes des agences», affirme le président de la Fnaim, Jean-François Buet.

Il attribue ce frémissement aux baisses de prix, même modestes, intervenues depuis 2012 (-6% à Paris), et aux taux d’intérêt très bas qui permettent d’emprunter plus pour une même mensualité.

Ainsi, au taux moyen actuel de 2,45% pour un prêt sur vingt ans, il est possible d’emprunter 180 000 euros en remboursant 1 000 euros par mois. Le capital ne serait que de 165 000 euros avec un taux d’intérêt supérieur d’un point.

Les conditions de financement semblent bonnes, mais il convient d’observer que l’inflation est aujourd’hui presque nulle. Même à 2,45%, l’argent coûte encore cher. De plus, les prix restent globalement élevés. Dans les grands centres urbains, on n’achète pas grand-chose avec 180 000 euros…

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