«Madame Mogherini, qui est la commissaire européenne en charge de ces questions, a eu ce propos absolument incroyable : "Il doit être acquis qu'aucun migrant ne sera renvoyé contre son gré." Cette phrase-là, elle a fait absolument le tour de l'Afrique. On sait absolument partout que, quelle que soit la façon dont on arrive dans nos pays européens, on ne sera jamais expulsé», disait jeudi matin l'élu FN, mettant en cause des propos de la chef de la diplomatie européenne (et non commissaire), Federica Mogherini. A en croire Gollnisch, la position de l'Europe consisterait à n'expulser aucun migrant contre son gré. Les propos de la diplomate, tenus en mai aux Nations unies, visaient en fait à garantir qu'en cas d'interception de migrants en mer, leurs droits selon la Convention de Genève, et notamment le principe de non-refoulement, seraient respectés : à savoir que leur renvoi dans un pays où ils risquent d'être persécutés, torturés ou tués n'est pas envisageable. Ce qui n'empêche en rien l'expulsion d'un migrant dont la demande d'asile serait ensuite rejetée. En aucun cas il ne s'agit, comme le suggère Gollnisch, d'assurer à tous les migrants présents en Europe qu'ils sont sûrs de pouvoir y rester. Ce qui n'aurait aucun sens, puisque c'est à chaque Etat de déterminer qui il souhaite accueillir ou pas sur son territoire…
L’approximatif Bruno Gollnisch
Publié le 21/08/2015 à 21h26
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