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Un an après

A chaque orage dans la Roya, «on prie pour ne pas revivre la même catastrophe»

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Un an après le passage de la tempête Alex, les habitants de Breil-sur-Roya durement touchés en 2020 craignent à chaque orage, comme ce lundi, de voir leur vallée une nouvelle fois dévastée.

Sur la route du hameau de Casterino le 21 septembre, presque un an après le passage de la tempête Alex dans la vallée de la Roya, le maire de Breil, Sébastien Olharan (au centre), part à la rencontre des habitants. (Laurent Carré/Libération)
ParMathilde Frénois
correspondante à Nice
Publié le 04/10/2021 à 18h38

Une maison se nettoie, les meubles se rachètent, la cave s’éponge. Les âmes plus difficilement. A Breil-sur-Roya, un an après la tempête Alex, qui a fait au moins dix morts et huit disparus en France et emporté des centaines de maisons, le traumatisme se réveille à chaque goutte de pluie. Davantage lorsque l’orage gronde. Ce lundi après-midi, le haut des montagnes se pare de nuages noirs. Météo-France a placé les Alpes-Maritimes en vigilance orange pour orage et pluie-inondation. La préfecture ferme les écoles et encourage le départ anticipé du lieu de travail. Il faut rester chez soi.

Il ne pleut pas encore à Breil. Douchka est descendue s’asseoir sur un banc au bord de la Roya, la rivière qui coule en bas de sa fenêtre. Elle n’aura qu’à traverser la route pour se mettre à l’abri. C’est derrière les carreaux qu’elle a vu, dans la nuit du 2 au 3 octobre 2020, «le vent se lever, les voitures couler, la vague arriver jusqu’aux toits des maisons, les gens se sauver dans la montagne». Douchka n’a pas dormi la nuit dernière, elle ne sait pas si elle parviendra à fermer l’œil la suivante. «C’est le stress. On se demande ce qu’il va se passer, s’angoisse-t-elle. On a r

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