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Reportage

A la Goutte-d’or, des parents ont sifflé la fin des rixes

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En 2016, un groupe de parents de ce quartier populaire du XVIIIe arrondissement de Paris a mis fin aux rixes qui opposaient leurs enfants à ceux du XIXe. Un exemple qu’ils veulent inspirant.

Place de la Chapelle, près des voies ferrées de la gare du Nord, dans le quartier de la Goutte-d'or, en 2018. (Cyril Zannettacci/Vu pour Libération)
ParBenjamin Delille
Correspondant à Washington
Publié le 29/03/2021 à 7h44, mis à jour le 29/03/2021 à 8h15

Cela se passe dans un petit local, au milieu d’une rue de la Goutte-d’or, dans le XVIIIe arrondissement de Paris. Entre une école polyvalente et la bibliothèque, tout au bout. Tous les premiers mercredis du mois depuis plus de vingt ans, le «Groupe parole parents» de l’association des Enfants de la Goutte-d’or (EGDO) s’y retrouve. Des parents de ce quartier populaire y discutent de l’éducation de leurs enfants, de la vie de leur quartier. Ils viennent rarement les mains vides, désireux de partager des spécialités de leur patelin d’origine, que ce soit en France ou, souvent, à l’étranger. Ils commentent l’actualité. Discutent de leur rapport au monde aussi.

Ces dernières semaines, ils ont tendu l’oreille lorsque, plusieurs fois, il a été question de rixes sanglantes en Ile-de-France. Un problème qu’ils ont bien connu. En 2016, les gamins du XVIIIe retrouvent régulièrement ceux du XIXe pour en découdre. Ils ont entre 12 et 16 ans, s’arment de barres de fer, parfois de couteaux, avant de se retrouver sur le pont Riquet. Il survole les lignes de chemins de fer de la gare de l’Est qui font office de frontière en

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