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Trafic

A la Réunion, face au «tsunami» de la cocaïne, des politiques antimules

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Les autorités locales ont lancé mardi 9 décembre une campagne de communication sur les mules, ces passagers transportant de la drogue en provenance de la métropole. Ces dernières années, l’importation de cocaïne a explosé sur l’île, avec 60 % de quantités interceptées en plus en 2024.

L'aéroport Roland-Garros, à Sainte Marie, à la Réunion, en 2023. (Stéphane Godin/Biosphoto. AFP)
Publié le 13/12/2025 à 15h40

«Qui vient vous récupérer ? Vous restez combien de temps ? Vous logez où ?» Les questions fusent, tandis que le douanier de l’aéroport de Sainte-Marie, au nord du chef-lieu de l’île, mains gantées, fouille la valise de la passagère. La jeune femme, crâne rasé à l’exception d’une touffe de cheveux bleus, tatouages sur les bras, a été «ciblée» par les douanes, la police et la gendarmerie, qui ont croisé leurs fichiers. Elle est susceptible d’être une des mules qui transportent depuis la métropole de la drogue à destination du marché réunionnais.

Les critères qui ont motivé sa fouille, comme celle de quinze autres passagers, ce mardi matin ? Le fait que le billet ait été acheté par un tiers, au dernier moment, en cash et pour un court séjour, tout comme les données fournies par les compagnies aériennes, sont des éléments qui alertent les forces de l’ordre. Ce jour-là, l’opération antistupéfiants, vaine, a mobilisé des gendarmes, qui guident un chien malinois renifleur entre les passagers, des inspecteurs du service territorial de police judiciaire (STPJ) et les douaniers. Normalement, pour les vols en provenance de métropole, les passagers ne subissent a

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