L’accélération, brutale, a balayé le calme trompeur ces derniers mois. Première salve dans la nuit du 6 au 7 mars. Un homme de 22 ans est abattu non loin de la cité de la Savine, dans le 15e arrondissement de Marseille. L’homme, connu des services de police pour des affaires de trafic de stupéfiants, était garé sur un parking quand il a reçu plusieurs balles de kalachnikov. La veille, c’est un homme d’une trentaine d’années qui avait été exécuté dans la soirée près de la cité du Parc Corot (13e arrondissement), autre spot réputé de la drogue à Marseille. La victime, au casier chargé, a été atteinte par «plusieurs tirs de kalachnikov à la tête», a précisé le parquet. Deuxième salve ce week-end, selon la Provence. Samedi soir, vers 22h30, un autre trentenaire a été ciblé par des tirs dans la cité de la Visitation (15e arrondissement), dans des circonstances encore indéfinies, tout comme le type de calibre utilisé pour la fusillade, expliquent les policiers. Pris en charge par les marins-pompiers, il est toujours dans un état grave.
Enquête
A Marseille, le trafic à balles réelles: «C’est pas normal mais c’est devenu normal»
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Depuis le début de l’année, huit assassinats et plusieurs blessés sont imputés à la guerre que se livrent les réseaux de drogue dans les Bouches-du-Rhône. Avec une tendance qui inquiète les policiers de terrain et désespère les riverains : une banalisation de l’usage des armes à feu, même chez les guetteurs.
Le 24 août dans la cité des Marronniers, où un jeune de 14 ans avait été tué. (Patrick Gherdoussi/Libération)
Publié le 28/03/2022 à 21h20
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