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Libération
Reportage

A Paris, dans le quotidien des migrants de Stalingrad face au froid

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Des dizaines d’hommes originaires d’Afghanistan, du Soudan du Sud et de Somalie, éloignés du marché de l’emploi, doivent affronter les températures glaciales qui frappent la capitale.

A Paris, le 28 décembre 2025, sous les rails du métro de la station Stalingrad, avec des migrants qui doivent affronter la vague de froid qui frappe la capitale. (Denis Allard/Libération)
ParBernadette Sauvaget
photo Denis Allard
Publié le 28/12/2025 à 20h24

Les braseros réchauffent à peine les dizaines de mains qui se tendent avidement vers les braises rougies. A quelques mètres de là, dimanche, un ou deux compagnons de misères s’échinent, sans outil, à casser difficilement des palettes pour récupérer de quoi alimenter le feu. Sous les ponts du métro aérien, à la station Stalingrad, dans l’est de Paris, le campement de migrants en provenance d’Afghanistan, du Soudan du Sud et de Somalie n’a que peu de moyens pour faire face à la vague de froid qui devrait durer toute la semaine.

Depuis la nuit de Noël, les températures sont devenues glaciales dans le nord de la France. Sans être exceptionnelles toutefois pour la saison. Plusieurs départements ont quand même déclenché leur plan grand froid, qui permet notamment d’ouvrir des places d’accueil dans des bâtiments publics non prévus à cet effet.

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