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Le billet de Sabrina Champenois

Affaire du «frappeur du Goudelin» : un mépris pour les victimes, femmes et âgées, révélateur de notre société

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Depuis plus de deux ans, des habitantes du village des Côtes-d’Armor sont terrorisées par un homme cognant à leurs portes et volets la nuit, sans réaction des autorités, et même traitées de «folles». Une histoire révélatrice d’un contexte et d’une responsabilité plus générale sur le mal-être des personnes âgées.

Certaines ont alerté la mairie ou la gendarmerie, déposé des mains courantes et des plaintes. Le sentiment général : «On nous a prises pour des folles ?» (Bernard Le Bars/Signatures)
Publié le 15/12/2025 à 19h07

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On se croirait dans un roman de Fred Vargas, où son commissaire Adamsberg se lancerait sur la piste d’un mystérieux détraqué, à l’étonnant modus operandi : depuis plus de deux ans, à Goudelin, petit village des Côtes-d’Armor (1 700 habitants), un homme vient, la nuit, sonner ou cogner aux portes et aux volets d’habitantes de la commune. «Il a ses obsessions : les femmes seules, âgées, souvent veuves, vivant dans le lotissement de Kernilien ou ses abords, un petit périmètre près du centre-bourg, six ou sept rues, pas davantage», décrit Florence Aubenas, qui consacre à l’affaire un reportage paru dans le Monde le 11 décembre. Chez l’une d’elles, Marie, le surnommé «fra

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