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Libération
Reportage

A Arras, un mois après l’attentat, un traumatisme «maintenu dans l’intime»

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Si la vie reprend son cours dans la ville du Pas-de-Calais frappée par l’assassinat du professeur Dominique Bernard le 13 octobre, élèves et parents, «toujours sur le qui-vive», sont hantés par le souvenir d’une scène violente.

A Arras le 8 novembre, devant le lycée où a été tué le professeur Dominique Bernard. (Stephane Dubromel/Hans Lucas pour Liberation)
ParStéphanie Maurice
Envoyée spéciale à Arras
Publié le 13/11/2023 à 6h48

Arras est redevenu paisible, en apparence. Il y a un mois, le vendredi 13 octobre, la ville était tétanisée, sous le coup de l’attentat au lycée Gambetta, l’attaque au couteau lors de laquelle un professeur est tombé. Le festival de cinéma s’est tenu comme d’habitude, ses affiches montraient un couple sur le point de s’embrasser. Les commémorations du 11 Novembre ont bien eu lieu : la commune, proche du front, a été détruite lors de la Première Guerre mondiale. Arras a l’habitude des résurrections, il a été reconstruit à l’identique, avec les joyaux du baroque flamand que sont son hôtel de ville et ses deux places. C’est là, place des Héros, que 5 000 personnes se sont rassemblées pour rendre hommage à Dominique Bernard, le professeur de lettres assassiné.

Le sujet de l’attentat s’est peu à peu effacé des discussions. «Il ne faut pas s’arrêter de vivre, sinon on donne la victoire à ces gens-là. Mais on a toujours une pensée au coin d

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