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Explosion dans une usine chimique près de Lyon : un des quatre blessés est mort

L’incident est survenu lundi dans un des laboratoires de l’usine Elkem Silicones à Saint-Fons, suivi d’un incendie qui a frappé un bâtiment de 600 mètres carrés. Les flammes ont été maîtrisées en début de soirée et la préfecture a affirmé ne pas avoir détecté de toxicité.

A Saint-Fons, sur le site où l'explosion a eu lieu, ce lundi 22 décembre 2025. (Manon Billing/AFP)
Publié le 22/12/2025 à 16h22, mis à jour le 23/12/2025 à 21h19

Un mort au lendemain de l’explosion. La préfecture du Rhône a annoncé mardi 23 décembre le décès d’une des quatre personnes blessées la veille dans une explosion dans une usine chimique de Saint-Fons, au sud de Lyon. Au moins deux des quatre victimes, toutes employées du site - un ingénieur chimiste, deux techniciens spécialisés et une personne du département santé environnement de l’usine -, avaient été déclarées grièvement touchées. L’explosion est survenue dans un des laboratoires, suivie par un feu dans un bâtiment de 600 mètres carrés. Sur son compte X, la préfecture de région avait fait savoir qu’il n’y avait «pas de risque de toxicité pour la population à cet instant».

Quatre heures après la déflagration, l’incendie a fini par être maîtrisé, a annoncé la préfecture du Rhône, selon qui une centaine de pompiers et 32 engins avaient été mobilisés pour vaincre les flammes. Le plan Orsec, destiné à organiser les secours en cas d’événement grave, avait été déclenché, tandis que la préfecture avait exhorté les résidents ou travailleurs du lieu à se confiner.

La déflagration, «due à de l’hydrogène» selon le directeur du site, a eu lieu en début d’après-midi lundi dans l’usine de production de matériaux à base de silicone Elkem Silicones, un site classé Seveso, selon un responsable de la communication de la préfecture. Quatre des cinq personnes présentes dans l’atelier où a eu lieu l’explosion ont été blessées, toutes par brûlures avec peut-être un «effet de blast», dont deux grièvement, a déclaré lors d’un point presse le Dr David Pinero, qui dirigeait les équipes d’urgentistes sur place.

Enquête ouverte

Cet atelier était dévolu à une équipe qui y testait une méthode de dévolatilisation d’huiles de silicone hydrogénées, une «manipulation relativement courante dans un atelier pilote», a poursuivi un chargé de communication de l’entreprise. «Il y avait une réaction qui se passait mal et l’équipe est intervenue. Pendant l’intervention, il y a eu une émission, probablement d’hydrogène gazeux, qui a pu déclencher l’explosion», a ajouté le porte-parole, qui avait affirmé que le pronostic vital avait été engagé dans la journée pour l’un des blessés. Le parquet de Lyon avait indiqué avoir ouvert une enquête pour «blessures involontaires par personne morale suivies d’incapacité supérieure à trois mois».

Outre le confinement des populations et l’interdiction des habitants et travailleurs des environs d’accéder à la zone sinistrée, la préfecture avait interdit la circulation dans les deux sens sur l’autoroute A7, qui longe le site, ainsi que sur les voies ferrées à proximité et les voies fluviales sur le Rhône. Des mesures levées à 18 heures. «Nous avons pris toutes les précautions pour nous assurer qu’il n’y avait pas de risque d’explosion à nouveau» et «tous les relevés qu’on a faits démontrent qu’il n’y a pas de toxicité», a expliqué a préfecture.

Mise à jour à 21h13 le 23 décembre après le décès d’un des blessés
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