Fin de partie au Sénat sur le droit à l’aide à mourir. Mercredi 21 janvier dans la soirée, après seulement une dizaine d’heures de discussion, la Haute Assemblée s’est fait hara-kiri sur le texte, pilier de la réforme de la fin de vie. Premier à être examiné en séance publique, l’article sur les critères d’accès au nouveau droit, pourtant préalablement durcis à l’extrême par sa commission des affaires sociales le 10 janvier, a été rejeté par 144 voix contre 123. A l’annonce du résultat, un flottement a envahi l’hémicycle. C’est que privée de sa «clé de voûte», la version remaniée de la proposition de loi votée à une confortable majorité par l’Assemblée nationale le 27 mai, ne tient plus debout. Pour cause, elle ne concerne plus personne. A la reprise de la séance, le rapporteur LR Alain Milon en convient : «Le texte de la commission est désormais dénué de sens puisqu’on ne répond plus à la question du public concerné. Il n’existe plus.»
Vote surprise
Au Sénat, la droite rejette la réforme sur le droit à l’aide à mourir : «C’est une victoire totale pour Retailleau, qui a torpillé le texte»
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La chambre haute a supprimé mercredi 21 janvier dans la soirée un article central de la proposition de loi, qui compromet la suite de l’examen de cette réforme sociétale majeure. Ce vote surprise va à l’encontre de la ligne jusqu’alors tenue par la majorité sénatoriale de droite et du centre.
Le président des LR, Bruno Retailleau, au Sénat, le 20 janvier 2026. (Amaury Cornu/Hans Lucas. AFP)
Publié le 22/01/2026 à 9h12
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