Le téléphone de François Balique a recommencé à sonner. La veille, comme chaque fin de semaine, le maire du Vernet a pris le train de Paris, où il exerce comme avocat, pour rejoindre la petite commune des Alpes-de-Haute-Provence qu’il administre depuis quarante-sept ans. Ce week-end, il faut organiser le scrutin législatif pour les 180 électeurs, plus que les 125 habitants à l’année. A l’entrée du village, deux affiches partisanes ont été accrochées sur le panneau de bois, juste en face du Bistrot, l’unique troquet qui vient tout juste de rouvrir pour la saison. La terrasse est presque vide, les touristes estivaux ne sont pas encore arrivés, c’est si calme qu’on entend les oiseaux du bord de la route. Sauf que le portable du maire a recommencé à sonner. Des journalistes. Le 8 juillet, cela fera un an qu’Emile, deux ans et demi, a disparu alors qu’il passait ses vacances dans la résidence secondaire de ses grands-parents, dans le hameau haut du Vernet.
Reportage
Auprès du maire du Vernet, un an après la disparition d’Emile : «Je suis un spectateur, comme tout le monde»
Réservé aux abonnés
Lundi 8 juillet, cela fera un an que le petit garçon de deux ans et demi a disparu. L’édile du hameau, à la tête de la mairie depuis quarante-sept ans, revient sur cette année particulière, entre gestion du vacarme médiatique, protection de ses concitoyens et tenue des affaires courantes.
François Balique, à Vernet le 10 juillet 2023. (THIBAUT DURAND/Hans Lucas via AFP)
Publié le 06/07/2024 à 8h00
Pour aller plus loin :
Dans la même rubrique
Nos newsletters

Alerte Libé
Les alertes, infos et enquêtes Libé à ne pas manquer

Libé Matin
Le brief matinal idéal pour bien commencer la journée

Opinions
Les billets, éditos, tribunes ou chroniques qui font débat

Toutes nos newsletters
Actualité, politique, lifestyle... découvrez toutes nos newsletters

Les plus lus