Son cadavre est ficelé au cul du pick-up, pattes en l’air. Un cerf magnifique, coiffé de longs bois qui dépassent de la carrosserie. Derrière l’imposant corps brun de l’animal, on aperçoit une autre forme, sombre et massive. Sans doute un sanglier. Les agents de l’Office français de la biodiversité (OFB) regardent la voiture s’éloigner. «Nous n’avons pas le droit d’effectuer des contrôles lorsque les chasseurs se trouvent à bord d’un véhicule en marche, explique Yves Bray, chef du service de l’OFB dans le Cantal. On ne les contrôle que quand ils chassent.»
Faut-il encore les trouver : les agents ignorent où s’organisent les traques et les battues, les chasseurs n’étant pas tenus de déclarer dans quel coin de campagne ils comptent tirer. Les yeux plissés, Yves Bray scrute les vastes zones boisées, les longues prairies, les flancs de collines, afin d’apercevoir des taches fluo indiquant la présence de chasseurs. Il résume : «On cherche du orange.»
Des contrôles sur tout le territoire
L’opération de contrôle menée ce dimanche 7 décembre par l’OFB du Cantal s’inscrit dans une campagne nationale de sensibi




