Loin de l’image exemplaire d’un portefeuille généreux, renforcé en faveur «de l’avenir» et de l’école inclusive qu’on essaie de lui coller, le budget de l’Education nationale n’échappe en vérité pas à la disette budgétaire. Comme chaque automne, la dramaturgie est maîtrisée : sur scène, on vante une hausse de 200 millions d’euros de l’enveloppe allouée à l’école par rapport à 2025, la création de 5 440 postes à l’Education nationale ou encore l’embauche de 1 200 accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH) supplémentaires. Et on se garde bien de mentionner les coupes dans les effectifs de profs, le gel des aides pour les élèves les plus défavorisés et les réformes abandonnées en cours de route.
Pour l’enseignement scolaire, le projet de loi de finances (PLF) pour 2026 prévoit un budget de 64,5 milliards d’euros, hors pensions. Soit, sur le papier, une hausse de 200 millions d’euros par rapport aux 64,3 milliards d’euros prévus pour 2025. Mais c’est un écran de fumée : rien que le «glissement vieillesse technicité», ce phénomène mécanique qui alourdit les dépenses du fait de l’ancienneté et des évolutions de carrière des fonctionnaires d




