Menu
Libération
Extrême droite

«C’est pour faire plaisir à Alliance» : le jeu antifasciste «Fachorama» visé par une plainte de Laurent Nuñez

Réservé aux abonnés

En visant un jeu engagé contre l’extrême droite à cause d’une carte caricaturant un policier raciste, le ministre de l’Intérieur a transformé l’indignation d’un syndicat policier en affaire nationale. Et a boosté les ventes de ce jeu de sept familles un brin irrévérencieux.

Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur, à Paris, le 13 octobre 2025. (Denis Allard/Libé ration)
Publié le 03/12/2025 à 18h30

Pour mesurer le degré de suspicion, voire de criminalisation, de l’antifascisme en France, on peut désormais utiliser ce baromètre simple : le ministre de l’Intérieur est-il irrité par un jeu de société dénonçant l’extrême droite ? La réponse est oui. Plaçant ses pas dans ceux de l’ancien député RN Grégoire de Fournas, qui voulait empêcher Antifa, le jeu d’être vendu à la Fnac, Laurent Nuñez a saisi la justice contre une nouvelle production des éditions Libertalia, Fachorama, un jeu de sept familles présentant la diversité de l’extrême droite française. Dont, objet de l’ire de Beauvau, une caricature de policier raciste.

Tout est parti de l’émoi du syndicat policier Alliance. «Fachorama est une insulte lancée contre nos collègues – caricatures, amalgames, haine», s’est indignée l’organisation sur X lundi 2 décembre, semblant découvrir un jeu en vente depuis le 7 novembre. Dans son viseur : une des cartes de ce jeu édité par la maison d’édition libertaire montrant un «flic raciste de la BAC». «La haine déguisée en dérision ne doit jamais servir à humilier ou stigmatiser», poursuit le message qui interpelle le compte du

Dans la même rubrique