Morgane J., Martine G., Gaëlle B., Stéphanie M. et Emmanuelle P. sont toutes les cinq réunies pour la première fois à Libération ce vendredi 9 janvier. Certaines font à peine connaissance. Pourtant, leurs échanges sont chaleureux. Elles s’enlacent, s’embrassent, écrasent quelques larmes et évoquent des traits de caractère similaires chez leurs enfants comme si ces derniers avaient été amis de longue date. Les cinq mères de famille partagent un combat : elles ont engagé des procédures judiciaires contre TikTok, les quatre premières sous la forme d’un recours collectif déposé par l’intermédiaire de leur avocate, Me Boutron-Marmion, et du groupe Algos Victima ; la dernière a déposé plainte en septembre dernier contre la plateforme pour provocation au suicide, mise en danger de la vie d’autrui, complicité de cyberharcèlement et non-assistance à personne en danger. Toutes accusent l’algorithme du réseau social chinois d’avoir manipulé leurs adolescents, les poussant à la dépression, parfois à l’anorexie, jusqu’au suicide pour trois d’entre eux.
Le gouvernement s’apprêt




