Menu
Libération
Reportage

Collège incendié à Dijon sur fond de narcotrafic : «En s’en prenant à une école, on s’en prend à ce qui permet aux autres de s’en sortir»

Réservé aux abonnés

Après l’incendie criminel du collège Champollion à Dijon, en représailles à la lutte contre le narcotrafic selon les autorités, la communauté éducative est bouleversée. Comme dans nombre de villes moyennes, les violences liées au trafic de drogue y ont explosé ces dernières années.

Le collège Champollion de Dijon (Côte-d'Or), samedi 13 décembre. (Arnaud Finistre/AFP)

Devant les grilles, on parle de cette salle de technologie, au rez-de-chaussée, plongée dans le noir et dans la suie. De ces morceaux d’ordinateurs fondus qui jonchent le sol ou de cette toile de vidéoprojecteur déchiquetée par les flammes. De l’extérieur, on ne voit plus rien. Les volets roulants ont été baissés après les visites du ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, et de l’Education nationale, Edouard Geffray, lundi 15 décembre.

Dans la nuit du vendredi 12 au samedi 13 décembre, aux alentours d’une heure du matin, «un commando de quatre personnes a envahi une partie des bâtiments» du collège Jean-François Champollion de Dijon, dans le quartier des Grésilles, avant de déclencher plusieurs départs de feu, a précisé le préfet de la Côte-d’Or, Paul Mourier. Des «bouteilles de produits inflammables» ont été retrouvées sur place. Une «action préparée», guidée par une «volonté déterminée de détruire le plus possible», a-t-il appuyé.

Face à la presse, le préfet a fait part de

Dans la même rubrique