La mort de Lily, 15 ans, retrouvée pendue, en janvier, dans l’hôtel du Puy-de-Dôme où elle était placée, a une nouvelle fois jeté une lumière crue sur les dysfonctionnements de l’Aide sociale à l’enfance (ASE). Voilà des années que les textes de lois, les rapports, les missions flashs s’empilent, sans parvenir à effacer les défaillances criantes d’une institution à bout de souffle. Dans ce contexte, la première mission d’enquête parlementaire dédiée à l’ASE, officiellement lancée ce mardi 30 avril, a des airs de solution de la dernière chance. «Nous devons dépasser les clivages politiques pour que nos propositions puissent permettre d’enclencher d’une part des solutions dans l’urgence, et d’autre part un vrai changement, à moyen terme, dans la prise en charge de ces enfants», insiste la députée PS et rapporteure Isabelle Santiago.
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Son parti a utilisé au début du mois de mars son droit de tirage annuel, lui donnant le droit d’initier une telle commission d’enquête. Environ 300 000 enfants sont à ce jour pris en charge par l’ASE, mais «tous les clignotants sont au rouge», estimaient les élus socialistes, pointant notamment le maintien de structures




