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Reportage

Confronté au narcotrafic, Marseille en deuil se recueille

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Le militant anti-drogue Amine Kessaci, à nouveau endeuillé après l’assassinat de son frère Mehdi la semaine dernière, appelle les Marseillais à participer à une marche blanche ce samedi 22 novembre. Mais la peur est omniprésente.

A Marseille, mercredi, à l'endroit où Mehdi Kessaci a été abattu par deux hommes à moto le 13 novembre. (Patrick Gherdoussi/Libération)
ParStéphanie Harounyan
correspondante à Marseille
Publié le 22/11/2025 à 6h53

Un trottoir gris jusqu’ici sans histoire, au bout d’un parking étroit, face à une pharmacie. Les bouquets, posés à terre ou scotchés aux poteaux, ont été apportés là toute la semaine par des Marseillais anonymes ou des élus, notamment écologistes, la famille politique d’Amine Kessaci. C’est ici, dans ce IVe arrondissement qui colle au centre-ville, que son jeune frère Mehdi, 20 ans, a été abattu le 13 novembre. Un garçon totalement étranger au trafic, très probablement assassiné en raison du combat qu’Amine Kessaci mène contre la «narcocratie» qui avait déjà tué leur aîné, Brahim, il y a cinq ans.

Ce samedi 22 novembre à 15 heures, la famille Kessaci, et avec elle toutes celles victimes de ce que l’Etat n

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