De nouvelles plateformes de vente en ligne épinglées. La Haute-commissaire à l’Enfance, Sarah El Haïry, va de nouveau saisir le régulateur du numérique après la diffusion d’un reportage de France 2 ce lundi 17 novembre, montrant que des annonces sur les sites d’Etsy et Leboncoin proposent des contenus pornographiques sous couvert de ventes classiques. Cette annonce intervient au lendemain d’une démarche similaire concernant le site de vente d’occasion Vinted.
Interview
Le reportage diffusé dans le journal de 20 heures de France 2 ce lundi montre l’annonce sur Leboncoin d’une femme vendant en façade des robes, mais qui en réalité propose des contenus pornographiques, à payer directement sur la plateforme. Les journalistes précisent que, contacté par leurs soins, la plateforme de revente a retiré cette annonce.
Sur Etsy, site de vente en ligne, ils montrent une annonce proposant des images de jeunes filles nues générées par intelligence artificielle, des contenus pouvant être considérés comme pédopornographiques. Le reportage donne également à voir des annonces sur Vinted menant en quelques clics de vente de vêtements à des propositions de contenus sexuels.
Obligation légale
«Que ce soit sur Etsy, sur Leboncoin ou ailleurs, les plateformes ne peuvent pas fermer les yeux quand des annonces permettent, contre paiement, d’accéder à des contenus pornographiques», a souligné l’entourage de la Haute-commissaire. «Dès lors qu’un risque de mise en contact entre mineurs et pornographie existe, l’alerte doit être immédiate, la réaction doit être totale», a ajouté la même source.
La loi oblige en effet depuis 2024 les sites hébergeant de la pornographie à vérifier l’âge des utilisateurs, sous peine de sanctions allant jusqu’au blocage.
Le site L’Informé et d’autres médias ont révélé ces derniers jours que des annonces visibles sur la célèbre plateforme de vente de produits de seconde main renvoient vers d’autres messageries, via lesquelles leurs auteurs monnayent des contenus pornographiques. Pour sa part, Vinted a assuré avoir «une politique de tolérance zéro concernant les communications non sollicitées à caractère sexuel ou la promotion de services sexuels» et prendre «ces situations très au sérieux».




