Chaque nuit se ressemble sur les routes qui mènent à un quartier qui s’embrase, et ceci est immuable : à un moment ou un autre apparaissent des convois de policiers à la queue leu leu. Il faut leur laisser la priorité si ça freine trop, traîne à cause de travaux, bouchonne à cause d’un accident. Jeudi, vers 23 heures, une demi-douzaine de cars de CRS a descendu la Nationale 7 vers Corbeil-Essonnes, mignonne ville au sud de Paris, abritant les Tarterêts, cité HLM historique, racontée mille fois au bas mot. Ce coup-ci, une vidéo d’interpellation publiée une semaine plus tôt a réveillé un film aux scènes connues par cœur : le face-à-face jeunes (quelques dizaines) et police, qui réanime le débat ridé autour du «dialogue rompu entre quartiers et forces de l’ordre». Et qui coince encore les quartiers populaires entre tenants de «l’abandon définitif des banlieues» (le larmoyant) et de «l’ensauvagement» (la simplicité, voire le racisme).
Récit
Corbeil-Essonnes : les Tarterêts, corbeille de vieilles scènes et de mêmes répliques
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Pendant une semaine, la cité HLM de la commune de l’Essonne, dans le sud de l’Ile-de-France a été secouée de violences entre jeunes et policiers après le gazage d’une mère du quartier le 2 septembre. Ravivant des plaies anciennes.
Dans la cité des Tarterêts à Corbeil-Essonnes (Essonne). (Romain Beurrier/REA)
ParRamsès Kefi
Publié le 12/09/2021 à 16h03
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