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Libération
Le billet de Sabrina Champenois

Courrier délaissé au profit d’Internet : notre lettre d’amour à la correspondance

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Sa récente mise au rebut par le Danemark le 31 décembre confirme son recul, partout face à l’ogre numérique. Mais sa raréfaction offre aussi l’opportunité de la singulariser. Ode à la lettre.

PostNord, le service postal danois, a démonté ses 1 500 boîtes après l'arrêt du courriers le 31 décembre. (Steffen Trumpf/Picture Alliance)
Publié le 08/01/2026 à 7h42

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Chère Lettre,

La dernière fois qu’on a échangé, l’étau se resserrait déjà sérieusement autour de toi. Cette fois, ça sent vraiment le sapin. Bien sûr que tu es au courant : le 31 décembre, le Danemark t’a mise au rebut, a cessé ses activités de collecte, tri et distribution de lettres. PostNord, le service postal national, a même démonté ses 1 500 boîtes – elles en jettent, du même rouge vif que le drapeau (leur lettrage blanc rappelle, lui, la croix qui le traverse), ornées d’un cor de chasse et d’une couronne royale, un design immuable depuis 1876. Certaines vont être mises aux enchères ce mois-ci. Parallèlement, PostNord supprime autant d’emplois, soit un tiers de ses effectifs… Un abandon résolu, avec recentrage de toute l’activité sur le colis. C’est une entreprise privée qui va prendre le relais du courrier.

Espèce en voie de disparition

La direction de PostNord explique que le nombre de

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