«Ma satisfaction, c’est de me dire que la justice a pris la mesure de ce qui se passe, se félicite Mila, victime de cyberharcèlement qu’on ne présente plus, dans son livre Je suis le prix de votre liberté. On ne peut pas dire impunément : “Je vais venir chez toi, je vais t’arracher les tripes et les faire bouffer par ta mère”.» Le procès de ce qu’on nomme aujourd’hui «l’affaire Mila» se tiendra lundi et mardi, trois semaines après une première audience aux airs de répétition générale, suivie de l’intense promotion du livre de la jeune femme de 18 ans, sorti dans l’intervalle. Ce qui se jouera et se dira devant la dixième chambre correctionnelle du tribunal de Paris dépasse de très loin le sort des treize prévenus, âgés de 18 à 30 ans, poursuivis pour harcèlement moral en ligne, voire menace de mort ou d’un crime, à l’endroit de l’adolescente – une goutte d’eau parmi la centaine de milliers de messages reçus – dont la vie a basculé depuis sa publication sur Instagram, en janvier 2020,
Enquête
Cyberharcèlement, laïcité : les mille procès de l’affaire Mila
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La jeune femme de 18 ans, dont le livre «Je suis le prix de votre liberté» vient de sortir, fera face lundi et mardi aux treize jeunes hommes et femmes qui l’ont harcelée et menacée de mort sur les réseaux sociaux en raison de ses critiques virulentes de l’islam.
Mila au tribunal correctionnel de Paris, le 3 juin 2021. Prévu pour s'ouvrir ce jour-là, le procès a été renvoyé au 21 juin. (Corentin Fohlen/Libération )
Publié le 19/06/2021 à 11h43
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