Entre le 15 décembre 2020 et le 15 février 2021, soit neuf mois après le premier confinement, le nombre de naissances a connu une baisse comme la France n’en avait pas connu depuis 45 ans. Une chute de l’ordre de 10,2% par rapport à la même période de l’année précédente, selon les données de l’Insee. Il s’agit de la plus forte baisse depuis 1975, année de la fin du baby-boom. La natalité a ensuite fortement rebondi au cours des mois de mars et avril 2021 pour ensuite revenir au cours des mois suivants à un niveau inférieur à celui de 2020.
La chute est particulièrement marquée dans les régions les plus touchées par la première vague de la pandémie. Les conceptions en Ile-de-France en période de confinement ont chuté de 13%, contre 6% en Bretagne ou en Normandie.
Côté âge des mères, la chute du nombre de naissances est particulièrement importante pour les moins de 20 ans. Selon l’Insee, ceci peut être dû à l’incertitude sur le marché du travail à l’issue de la crise ou à l’éloignement des couples du fait du confinement. En effet, les couples jeunes étant plus nombreux à ne pas cohabiter, le confinement a limité les possibilités de procréation. Le nombre de naissances a également baissé de manière marquée chez les femmes de plus de 40 ans possiblement en raison de la fermeture des centres de PMA en période de confinement.
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