Sommes-nous à l’aube d’une «victoire historique», comme l’espère la présidente des députés LFI, Mathilde Panot ? Ou d’un Koh Lanta parlementaire à l’issue très hypothétique ? Les députés devraient en tout cas examiner ce jeudi la proposition de loi insoumise visant à inscrire le droit à l’avortement et à la contraception dans la Constitution française. Le texte prévoit d’ajouter un nouvel article au titre VIII, qui disposerait que «nul ne peut porter atteinte au droit à l’interruption volontaire de grossesse et à la contraception. La loi garantit à toute personne qui en fait la demande l’accès libre et effectif à ces droits». Dès lundi, rebelote, avec un autre texte, issu cette fois des rangs de la majorité et porté par la cheffe des députés Renaissance, Aurore Bergé. Celui-là ambitionne de graver cette phrase dans le marbre : «Nulle femme ne peut être privée du droit à l’interruption volontaire de grossesse», formulation moins complète puisque occultant la contraception, et jugée problématique par certaines associations de défense des droits des personnes trans, puisque genrée. Avant leur examen dans l’hémicycle, les deux textes ont été adoptés en commission.
Analyse
A l’Assemblée nationale, l’incertaine incursion de l’IVG dans la Constitution
Réservé aux abonnés
L’hémicycle devrait examiner ce jeudi une proposition de loi de LFI visant à inscrire le droit à l’avortement dans la Constitution. Une démarche qui a peu de chances d’aboutir, et ne réglera pas les difficultés d’accès à l’IVG sur le terrain.
Lors de la manifestation organisée par Nous Toutes, samedi à Paris. (Amaury Cornu/Hans Lucas)
Publié le 23/11/2022 à 17h24
Pour aller plus loin :
Dans la même rubrique
Nos newsletters

Alerte Libé
Les alertes, infos et enquêtes Libé à ne pas manquer

Libé Matin
Le brief matinal idéal pour bien commencer la journée

Opinions
Les billets, éditos, tribunes ou chroniques qui font débat

Toutes nos newsletters
Actualité, politique, lifestyle... découvrez toutes nos newsletters

Les plus lus