Une enquête interne menée à l’école d’ingénieurs Centrale Supélec de Gif-sur-Yvette (Essonne) sur les violences sexuelles, conduite en ligne entre juin et juillet, a révélé une centaine de cas d’agressions sexuelles et de viols, pour la seule année universitaire 2020-2021. Le directeur de l’établissement, Romain Soubeyran, a remis l’étude à la procureure d’Evry (Essonne). Ibtissam Hamich, 21 ans, militante originaire d’Avignon, étudiante en deuxième année à Centrale Supélec et présidente de l’association féministe du campus, Çapèse, qui traite des questions liées au féminisme et à la parité, explique que les membres de son collectif avaient «déjà entendu des rumeurs dans l’école, mais rien qui aurait pu faire penser à de tels résultats».
Ce questionnaire est-il inédit dans votre école ?
Nous avions déjà un questionnaire qui portait sur les deux semaines du week-end d’intégration. La nouveauté, c’est cette enquête interne qui fait le bilan à la fin de l’année. On a d’ailleurs pour objectif de la refaire chaque année.
Ces enquêtes font partie d’un plan d’action contre les violences sexuelles mis en place par l’école. On faisait beaucoup de prévention, mais c’est la première fois que nous avons un outil qui prouve que le problème se passe aussi a




