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Entretien

Christine Bard, historienne : «Dans l’imaginaire masculiniste, les hommes devraient avoir un libre accès au corps des femmes»

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Si l’antiféminisme a toujours existé, Internet favorise l’émergence de nouveaux mouvements hostiles aux droits des femmes à l’influence décuplée et aux moyens plus dangereux que dans le passé, estime la professeure d’histoire contemporaine à l’université d’Angers.

Lors de la manifestation de Nous toutes place de la République, à Paris, le 22 novembre 2025. (Cha Gonzalez/Libération)
Publié le 25/11/2025 à 7h00

«Les femmes sont dans la rue !» En attendant l’ouverture du premier musée des féminismes prévu pour 2027 à Angers, tel était le nom de l’exposition consacrée aux luttes féministes montée par l’université de cette ville, début 2025. Samedi 22 novembre, les raisons d’aller manifester n’ont pas été difficiles à trouver, trois jours avant la journée de lutte contre les violences faites aux femmes. Féminicides conjugaux en hausse entre 2023 et 2024, selon les chiffres publiés par la Mission interministérielle pour la protection des femmes, premier attentat masculiniste déjoué en France cet été, avec saisie inédite du parquet antiterroriste, fermeture de plusieurs centres de santé sexuelle…

Le 19 novembre, le président Donald Trump a allongé la liste de ses saillies sexistes en lançant à une journaliste «silence, truie». De quoi défier l’imagination de Christine Bard, historienne du féminisme à l’université d’Angers. La spécialiste a codirigé avec Mélissa Blais et Francis Dupuis-Déri l’édition augmentée de la somme Antifémini

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