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Interview

Cinq ans après #MeToo, «le hashtag a encore de beaux jours devant lui»

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Depuis 2017, les réseaux sociaux font partie intégrante des luttes féministes. Divina Frau-Meigs, universitaire spécialiste en sciences de l’information et de la communication, décrypte pour «Libé» le rôle amplificateur et fédérateur joué par Internet pour les militantes.

Rassemblement féministe devant le théâtre des Folies Bergères à Paris, lors de la remise des Molières 2022 pour dénoncer les violences sexistes et sexuelles dans le monde du théâtre, le 30 mai dernier. (Amaury Cornu /Hans Lucas. AFP)
Publié le 12/10/2022 à 8h52

En cinq années, plus de 54 millions de tweets se sont amassés sous le hashtag #MeToo. Selon les chiffres transmis à Libé par la plateforme de veille sur les réseaux sociaux Visibrain, 870 200 d’entre eux auraient été rédigés en France. Du #MeTooInceste en janvier 2021 au #MeTooGay un an plus tard en passant par le #MeTooTheatre, le mouvement a connu depuis de nombreuses déclinaisons. Les luttes féministes ont diversifié leurs approches sur les réseaux sociaux. Outre les hashtags, les groupes Facebook de parole entre militantes se sont multipliés. Des pages Instagram de témoignages anonymes à l’instar de «Balance Ta Rédac» sont apparues. Même TikTok contient désormais son lot de comptes engagés. Autant d’«armes numériques» pour Divina Frau-Meigs, professeure à la Sorbonn

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