Plus que jamais, elles appellent à la mobilisation. Réunies en un collectif, baptisé «Avortement en Europe, les femmes décident», les associations féministes martèlent la nécessité d’inscrire le droit à l’avortement dans la Constitution française. En ligne de mire : une proposition de loi, adoptée en novembre à l’Assemblée nationale, et qui doit être examinée ce mercredi au Sénat. Porté au Palais-Bourbon par la députée LFI du Val-de-Marne Mathilde Panot, le texte prévoit de graver dans le marbre cette formulation : «La loi garantit l’effectivité et l’égal accès au droit à l’interruption volontaire de grossesse.» Une «urgence», ont insisté les militantes pour les droits des femmes au cours d’une conférence de presse commune jeudi, balayant les arguments des détracteurs de cette mesure, selon lesquels aucune menace ne pèserait sur ce droit dans l’Hexagone. «Même en France, il souffle un certain nombre de vents mauvais qui pourraient le remettre en cause. Il faut rester profondément vigilants», avertit ainsi Françoise Dumont, présidente de la Ligue des droits de l’homme. Elle en veut pour preuve la récente manifestation des opposants<
Droits des femmes
Constitutionnalisation : le Sénat va-t-il protéger l’IVG face aux «vents mauvais» qui le menacent ?
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La Chambre haute examine ce mercredi la proposition de loi, adoptée en novembre à l’Assemblée nationale, qui prévoit d’inscrire le droit à l’avortement dans la Constitution française. Une «urgence» pour les militantes pour les droits des femmes.
Manifestation pour l'IVG le 26 juin à Paris. (Stéphane Lagoutte/Myop pour Libération)
Publié le 01/02/2023 à 7h00
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