Menu
Libération
Témoignages

Contre le «backlash» antiféministe, militantes, avocate et journaliste veulent «briser l’illusion que les droits des femmes seraient définitivement acquis»

Réservé aux abonnés

Interrogées avant les manifestations contre les violences faites aux femmes organisées les 22 et 25 novembre partout en France, des observatrices dénoncent la montée en puissance des masculinismes et le retour de bâton derrière «le vernis de l’égalité».

Lors de la manifestation du 8 mars, journée internationale des droits des femmes,en 2025 à Paris. (Cha Gonzalez/Libération)
Publié le 22/11/2025 à 7h19

«Avec ce qui se passe aujourd’hui pour les femmes, il faut vraiment du courage. Nous avons besoin de courage individuel et collectif.» Cette phrase n’a pas été prononcée lors d’une manif du 8 mars, entre hymne du MLF et pancartes #NousToutes, mais au très chic pavillon Cambon, à Paris, où se tenait début novembre le Women’s Forum, surnommé le «Davos des femmes». La présidente de l’organisation internationale, Nannette Lafond-Dufour, y évoquait les tradwives américaines et des reculs spectaculaires en matière de droits des femmes dans plusieurs pays du monde, faisant de la notion du backlash une réalité constatée par tous les mouvements militants, peu importe les clivages.

Pour Libération, cinq femmes appartenant au monde journalistique, judiciaire, associatif détaillent les contours d’un retour de bâton qui ne touche pas que les Etats-Unis ou la Pologne, péril conservateur contre lequel elles comptent manifester les 22 et 25 novembre un peu partout en France, à l’occasion de la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des

Dans la même rubrique